• illustration audray birles

Politiquement incorrect de prononcer ce genre de phrase, et pourtant, nous ne sommes pas toutes obligées d’aimer encore les Fêtes de Bayonne…
Dilemme chez les Filles en espadrilles car certaines les adorent…

Fille d’ici, j’ai grandi avec les fêtes de Bayonne et j’ai aimé cela… parfois

Enfant, mon grand père nous amenait au Corso, à l’époque il faut dire, il était beau, voire merveilleux dans mes yeux de bambine sur les épaules de mon grand père : je voyais le pont et ses drapeaux, les militaires et leurs animations dans les remparts, il y avait des gaufres et des churros, les bandas dans les rues …

Adolescente ce fut plus rude, car mon père (avec ses 4 filles) avait du mal à lâcher ses poulettes dans le poulailler… donc les rares épisodes de fêtes avaient un goût d’interdit, délicieux, enivrant … et déroutant. On allait aussi à pied à la braderie et en rentrant, on comparait en famille nos bonnes affaires, on y croisait nos copains de classe dans une foule joyeuse et bariolée… c’était vraiment chouette

Adulte, j’ai re-testé les fêtes à multiples reprises : avec les bandes de copains de lycée, de fac… sachez que dans les années 80’s, 90’s le port du blanc n’était pas encore une « dictature », certes nous avions les foulards rouges, mais nous avions aussi des tenues  à « nos » couleurs… les grands mères couturières avaient oeuvré pour nous faire des sortes de chasubles légères, reconnaissables de loin et en nombre suffisant pour touts la bande… et vous savez quoi ? on ne se perdait pas entre nous parce que l’on se retrouvait facilement… (Va trouver ta copine en blanc dans une foule blanche maintenant !!! et les réseaux de portables saturés…). A cette époque il y avait des pochetrons comme aujourd’hui, et les mecs surveillaient/protégeaient les filles (bon je pense que c’est toujours le cas, enfin j’espère…)

J’ai testé les soirées privées, les soirées très très privées, les deux côtés du bar, les repas du dimanche midi avec amis et enfants, les bons repas et aussi les mauvais repas… je n’ai pas testé la gueule de bois, c’est peut être ça !

J’ai aimé la journée des enfants : peut être parce que j’ai testé le bénévolat à cette occasion et que c’est bien de ce sentir acteur et pas juste consommateur

J’ai aussi testé le parcours des fêtes avec un journaliste parisien (Europe1) voulant comprendre les codes de la fête… comme un anthropologue Ah ça c’était vraiment fun !

Les Fêtes aujourd’hui me fatiguent avant même d’avoir débuté : l’excitation des gens (je ne vais pas dire des bayonnais parce que c’est bien plus large) AVANT … vous savez dès que les barrières de protection des végétaux et autres monuments de la ville commencent à s’ériger… là vous voyez le sourire impatient, tel un renard bavant devant sa future proie…

PENDANT les fêtes, si vous êtes sur le parcours d’un chronobus, vous entendez les clameurs des festayres à l’aller… et un peu moins au retour…
Si vous avez le malheur d’être sur une voie d’accès, vous pouvez aussi profiter des piétons enivrés qui refont les fêtes sous votre fenêtre…
si vous avez le bonheur d’habiter à Bayonne, vous optez pour un sommeil diurne, c’est plus simple !
et si vous travaillez le matin (et oui il y a des personnes qui bossent ou font leurs courses à des heures dites normales y compris pendant les fêtes), vous profitez du spectacle des « festayres du lendemain », à avoir les zombies sur le bord de la route qui rentrent péniblement vers leur maison, leur appartement de vacances ou leur tente sur les bords de nive…

et APRES ? c’est peut être le plus dur, vous savez quoi, ils m’énervent avec leur déprime « post-fêtes » !

Le dernier mot de l’espadrille bayonnaise : profitez de la fête mais n’en abusez pas … ou plutôt non, faites ce que vous voulez ! Bonnes fêtes et toutes en espadrilles …

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